Dix jours d'affluence font à un plancher de commerce ce qu'une année ordinaire ne lui ferait pas.
Terre du site de rodéo, sable, semelles trempées, taches de restauration. La surface est frottée en continu par un abrasif.
Une dalle brute ou un vieux fini de peinture ne passent pas la saison.
Le reste de l'année, c'est le climat. Saint-Tite est plus au nord que Trois-Rivières : davantage de neige, saison froide plus longue.
Plus de déneigement, donc plus d'abrasifs et de calcium ramenés à l'intérieur. La saumure s'infiltre dans le pore du béton, gèle, et la surface part en plaques.
Dehors, le même cycle attaque le pied des murs. Un solage écaillé au bas de la rue Notre-Dame ou dans un rang de Saint-Séverin se répare avant que l'eau ne rejoigne l'armature.
Le chalet cumule tout. Personne pour rincer le calcium au printemps, un bâtiment non chauffé, un escalier exposé à la pluie, au gel, puis au plein soleil.