Cuisine, îlot, vanité et mobilier fixe

Comptoir de microbéton, îlot et vanité

On garde vos caissons et on refait la peau. Deux à trois millimètres serrés à la truelle, chants compris, dosseret compris, sans un seul joint à nettoyer.

Licence RBQ 5850-4200-01 Vernis apte au contact alimentaire Partout au Québec

Un comptoir se change rarement parce qu'il est brisé

Neuf fois sur dix, le caisson est encore droit et c'est le dessus qui a fait son temps.

Une mélamine qui a gonflé autour de l'évier, un stratifié dont le motif trahit son année, une céramique dont les joints ont noirci : dans ces trois cas, le panneau qui porte tout est souvent intact. Le remplacer veut dire vider les armoires, débrancher l'évier, sortir le vieux dessus et attendre le gabarit d'un fabricant. Le microbéton se pose par dessus.

L'enduit est un mortier fin chargé de résine qu'on serre à la truelle en trois ou quatre passes très minces. L'ensemble monte à 2 ou 3 mm, vernis compris. Les portes d'armoire gardent leur jeu, les tiroirs gardent leur coulisse, et le dessus ne gagne pas assez d'épaisseur pour que l'oeil le remarque. C'est la même famille de produit que sur nos planchers de microbéton, réglée autrement.

  • Mélamine et stratifié. On dépolit le fini, on aplanit les gonflements, puis on pose un primaire d'accrochage pour support non absorbant.
  • Contreplaqué ou panneau neuf. Le caisson neuf reste le support le plus simple, à condition qu'il soit rigide, sec et bien vissé.
  • Céramique et pierre. On sonde la surface, on comble les joints creux, on dépolit la glaçure avant le primaire.
  • Ce qu'on refuse. Un panneau gonflé à l'eau sur toute sa longueur et un dessus qui fléchit quand on s'appuie. On le dit à la visite, pas après.
  • 2 à 3 mm d'épaisseur ajoutée sur le comptoir déjà en place.
  • 3 à 5 jours sur place pour une cuisine complète, dosseret compris.
  • 7 jours avant que le vernis atteigne sa dureté finale.
  • Aucun joint entre le dessus, le retour et le dosseret.

Le système

De la première truelle à la dernière couche de vernis

Sept opérations, dont cinq se jouent avant qu'on aperçoive la teinte.

Deux poseurs appliquent l'enduit à la truelle sur des niches murales arrondies, caissons de comptoir blancs encore nus au premier plan

Ce qui se passe sur votre comptoir

  • Dégraissage et dépolissage. Une cuisine porte des années de gras de cuisson. Rien n'accroche par dessus, aucun primaire ne rattrape ça.
  • Reprise du panneau. Vis reserrées, chants recollés, gonflements poncés, découpes rectifiées.
  • Toile de fibre de verre. Noyée dans la première passe sur toute la surface, et remontée dans chaque angle rentrant.
  • Trois ou quatre passes. Chacune fait quelques dixièmes de millimètre, avec un ponçage entre chaque, du grain 120 au grain 400 selon le fini retenu.
  • Le vernis en dernier. Deux ou trois couches de polyuréthane à deux composants, catalysé au moment de l'emploi.
Valeurs courantes d'un comptoir de microbéton.
Poste Ce qu'on applique
Épaisseur totale De 2 à 3 mm, primaire, toile et vernis compris.
Supports acceptés Mélamine, stratifié, contreplaqué, MDF hydrofuge, céramique et pierre saines.
Renfort Toile de fibre de verre sur la totalité du dessus, pas seulement dans les angles.
Arête du nez Cassée à un rayon d'environ 2 mm, jamais laissée vive.
Dosseret Enduit dans la même journée que le dessus, sans joint de silicone au retour.
Finition Vernis polyuréthane à deux composants, mat ou satiné, apte au contact alimentaire après réticulation.
Chaleur Tasse chaude et plat tiède, oui. Chaudron sortant du feu, non. Sous-plat obligatoire.
Remise en service Objets légers le lendemain de la dernière couche, usage normal après 7 jours.
Entretien Linge et savon à pH neutre. Aucun abrasif, aucun détartrant, aucune eau de Javel pure.

Le point technique

Les chants et les arêtes décident du résultat

Sur un plancher, un enduit rate rarement. Sur un comptoir, tout se joue sur 30 mm de nez et sur quatre angles.

Le nez de comptoir

Le chant se monte en même temps que le dessus, sans reprise et sans moulure rapportée. L'arête se travaille à main levée, à la truelle japonaise puis au papier.

L'angle vif ne pardonne pas

Une arête laissée à 90 degrés parfaits s'écaille au premier coup de chaudron. On casse toujours légèrement l'angle, autour de 2 mm de rayon. Le vernis a besoin de matière pour tenir.

Le dosseret d'un seul tenant

Le dessus, le retour et le dosseret sont enduits pendant que le produit est encore frais. Il n'y a donc aucun cordon de silicone à gratter et à refaire dans deux ans.

Les joues d'îlot

Un îlot dont les côtés descendent jusqu'au plancher se traite comme une seule pièce. C'est ce qui demande le plus de temps, et c'est aussi ce qui se voit le plus dans une cuisine.

Un caisson qui fléchit fissurera l'enduit, peu importe le soin de la pose. Au delà d'environ 12 pouces de porte-à-faux sans appui, sur un comptoir-bar ou un bout d'îlot, on ajoute des équerres avant même de sortir la truelle.

Les découpes et la protection

L'évier, la plaque de cuisson et le vernis alimentaire

Trois endroits où un comptoir meurt en premier, et trois façons de les traiter.

La découpe d'évier passe avant tout le reste. Sur un évier monté par dessous, on enduit le chant de la découpe et on ramène la surface jusque sous le rebord de la cuve : l'eau qui déborde ne trouve plus d'arête crue où s'infiltrer. Sur un évier posé par dessus, la découpe est enduite puis reprise au joint souple, comme sur n'importe quel dessus de cuisine.

Pour la plaque de cuisson, on suit le dégagement écrit sur la fiche d'installation de l'appareil. Une plaque à induction ne chauffe pas son pourtour, un brûleur au gaz le chauffe beaucoup, et ces deux cas ne donnent pas la même découpe ni le même retrait de l'enduit.

Le fini, lui, est un vernis polyuréthane à deux composants. C'est lui qui reçoit l'eau, le vin, l'huile et la lame de couteau, pas le microbéton. On retient un produit dont la fiche technique atteste l'aptitude au contact alimentaire une fois réticulé, et on laisse sept jours complets avant de considérer le comptoir comme neuf.

  • Ce qu'il encaisse. L'eau, le savon, le café, l'huile, une planche à découper, un verre posé longtemps.
  • Ce qu'il tolère mal. La chaleur vive. Une casserole qui sort du four laisse une auréole blanchâtre définitive. Le sous-plat n'est pas une précaution, c'est une consigne.
  • Ce qu'il faut essuyer tout de suite. Citron, vinaigre, vin rouge, détartrant de robinetterie. Sous le vernis, le microbéton reste cimentaire, et l'acide mange le ciment.
  • Ce qui l'use pour rien. La poudre à récurer, le tampon vert, la Javel pure. Un linge et un savon à pH neutre suffisent tous les jours.

Comparaison honnête

Microbéton, quartz ou stratifié

Trois surfaces, trois logiques d'entretien, trois façons de vieillir. Aucune des trois n'est parfaite.

Ce qui sépare vraiment les trois surfaces de comptoir les plus courantes.
Critère Microbéton sur l'existant Quartz Stratifié
Épaisseur ajoutée 2 à 3 mm sur ce qui est déjà là. Panneau de 20 à 30 mm à poser. Panneau de 16 à 38 mm à poser.
Démolition Aucune, les caissons restent. Dépose du dessus et de l'évier. Dépose du dessus et de l'évier.
Joints visibles Aucun, dosseret compris. Joint de panneau sur les longs développés. Joint de panneau et arrêt au dosseret.
Acides du quotidien Le vernis protège, il faut essuyer vite. Très bonne tenue. Bonne tenue.
Chaleur Sous-plat obligatoire. Sous-plat recommandé. Sous-plat obligatoire.
Éraflure ou brûlure Se ponce et se refait sur place. Le panneau se remplace. Le panneau se remplace.
Entretien à prévoir Un revernissage après quelques années d'usage intensif. Aucun. Aucun.
Aspect Minéral, légèrement nuagé, jamais deux fois pareil. Régulier et reproductible. Motif imprimé, régulier.

Avant et après

Ce qu'on peut vous montrer aujourd'hui

Nos comptoirs terminés ne sont pas encore photographiés pour le site. Plutôt que d'habiller la page avec autre chose, voici ce qu'on a vraiment.

Cinq plaques d'échantillons de microbéton et d'enduit, gris et beiges, aux grains et aux textures différents

Les plaques qu'on dépose sur votre comptoir actuel à la visite. Aucune paire avant et après de comptoir n'est encore en ligne, et on préfère le dire.

La teinte se choisit sur la plaque, pas sur un écran

On pose les échantillons sur le dessus existant, à côté des portes d'armoire et sous l'éclairage de la pièce. Un gris qui paraît neutre en magasin peut virer au beige sous des ampoules chaudes.

Le grain compte autant que la couleur. Un fini lisse se lave mieux et marque plus vite, un fini légèrement grenu pardonne les traces mais retient un peu plus. Sur un comptoir de cuisine, on conseille le satiné.

Voir nos réalisations

Mur de douche en enduit continu avec robinetterie dorée, angle rentrant monté sans aucun joint de carrelage

L'angle rentrant d'une douche. Un dosseret de cuisine se monte exactement de la même façon, d'un trait.

Salle de bain terminée, plancher de microbéton clair sans joint et bain encastré dont le dessus est en granit

Ici le plancher est en microbéton et le pourtour du bain est en granit. C'est précisément le genre de dessus qu'on recouvre.

Ce que coûte un comptoir de microbéton

On chiffre au pied carré développé : le dessus, plus les chants, plus le dosseret, plus les joues d'îlot.

Ordres de grandeur observés sur le marché québécois.
Prestation Ordre de grandeur
Vanité de salle de bain, dessus simple avec un lavabo environ 900 à 1 800 $
Comptoir de cuisine en L, dosseret compris, sans îlot environ 90 à 140 $ le pi² développé
Îlot avec joues descendant au plancher environ 120 à 180 $ le pi² développé
Revernissage d'un comptoir déjà en microbéton environ 25 à 45 $ le pi²

Ces montants sont des ordres de grandeur observés sur le marché québécois, pas une offre. Le prix réel dépend de l'état du support, du nombre de découpes et d'angles, du fini choisi et de l'accès au chantier. On le confirme après la visite, et la soumission écrite est gratuite.

Du relevé à la remise des clés

Le chantier, jour par jour

Une cuisine complète tient en 3 à 5 jours de présence. Une vanité seule, en 2 jours.

  1. Relevé et choix de la teinte

    On mesure le développé, on regarde le caisson par dessous, on appuie pour juger de sa rigidité, on note les découpes. Vous tranchez sur les plaques.

  2. Jour 1, préparation

    Protection de la pièce, débranchement de l'évier, dégraissage, dépolissage, reprise du panneau, primaire et toile de renfort.

  3. Jours 2 et 3, les passes

    Trois ou quatre passes de microbéton avec ponçage entre chacune. Les chants, le nez et le dosseret montent en même temps que le dessus.

  4. Jours 4 et 5, le vernis

    Ponçage fin, dépoussiérage complet, puis deux ou trois couches de vernis à deux composants. La pièce reste fermée le temps de la réticulation.

  5. Remise en service

    L'évier se rebranche le lendemain de la dernière couche. Usage normal après 7 jours, avec la fiche d'entretien écrite et le nom exact du savon à utiliser.

On part de Trois-Rivières et on se déplace pour les comptoirs partout au Québec. Sur les chantiers éloignés, on regroupe la cuisine, la vanité et les surfaces murales du même logement dans un seul montage : un aller-retour coûte plus cher qu'une passe de truelle.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande avant de signer

  • Oui, et c'est le cas le plus fréquent. On vérifie d'abord que le panneau n'a pas gonflé à l'eau et qu'il ne fléchit pas sous la main. Ensuite on dépolit, on reprend les défauts, on pose un primaire d'accrochage et l'enduit monte par dessus. Les armoires, la plomberie et les électroménagers restent en place.

  • Non. Le vernis encaisse une tasse de café ou une assiette qui sort du lave-vaisselle, pas une fonte qui sort du four à 200 degrés. Une auréole blanchâtre apparaît et elle ne part pas au lavage. Un sous-plat, chaque fois. C'est la même consigne que sur un stratifié.

  • Pas si vous essuyez dans la minute. Le vernis fait barrière, mais le microbéton en dessous reste un produit cimentaire, donc sensible aux acides. Le jus de citron, le vinaigre blanc, le vin rouge et les détartrants de robinetterie sont les quatre liquides à ne jamais laisser sécher.

  • Comptez de 3 à 5 jours de présence sur place pour une cuisine complète. L'évier reste débranché environ trois jours. Vous pouvez déposer des objets légers dès le lendemain de la dernière couche de vernis, et traiter le comptoir comme neuf après 7 jours.

  • Non, et c'est le vrai avantage sur le quartz. Une éraflure ou une auréole se ponce localement, on refait une passe d'enduit sur la zone, puis on revernit le pan au complet pour que le fini reste uniforme. Un panneau de quartz brûlé, lui, se remplace en entier.

  • Souvent oui, parce qu'il n'y a ni démolition, ni remplacement des caissons, et que l'évier reprend sa place. Sur une cuisine dont les armoires sont encore bonnes, l'écart se joue surtout sur ce qu'on évite de jeter. On peut chiffrer les deux options à la visite.

Pour aller plus loin

Le reste de la famille microbéton

Un comptoir arrive rarement seul : le plancher, le mur du dosseret et la cage d'escalier se traitent avec la même truelle.

Planchers de microbéton

Le même enduit chargé plus fort, avec un scellant de circulation, posé sur la céramique existante.

Voir nos réalisations, ou décrire votre comptoir en deux minutes.

Un comptoir à refaire sans tout arracher ?

Envoyez-nous les dimensions, une photo du dessus actuel et une photo de l'évier. On revient avec le système, le calendrier et une soumission écrite gratuite.