Sous-service du microbéton

Plancher de microbéton, posé sur votre plancher actuel

Trois millimètres à la truelle par dessus la dalle, la céramique ou le contreplaqué. Le sol change du tout au tout sans qu'un sac de débris sorte de la maison.

Licence RBQ 5850-4200-01 Partout au Québec, atelier à Trois-Rivières

Arracher un plancher coûte plus cher que le recouvrir

La démolition gonfle la facture sans rien ajouter au résultat.

Tout se joue à la cote de niveau. Le système monté au sol pèse environ 3 mm, primaire et vernis compris, contre 15 à 20 mm pour une céramique reposée dans son mortier. C'est ce qui décide si les portes doivent être rabotées et si l'électroménager encastré rentre encore sous le comptoir.

  • 3 mm d'épaisseur totale au sol, primaire, enduit et vernis compris.
  • 15 à 20 mm ce que réclame une céramique neuve avec son lit de mortier.
  • 0 conteneur aucun débris de démolition à sortir, aucun transport à payer.
  • 5 jours de chantier pour une salle de bain, de la protection au vernis.

Ce qu'il y a en dessous

Sur quoi un plancher de microbéton accepte de se poser

Trois millimètres ne redressent rien et ne rigidifient rien. Ils recopient.

Dalle de béton

Le support le plus simple, à condition qu'il soit sec. On mesure l'humidité résiduelle avant de commander : une dalle coulée sans pare-vapeur renvoie de l'eau par le bas.

Céramique en place

Chaque carreau se vérifie au maillet, ceux qui sonnent creux se recollent. La glaçure se dépolit et les joints se remplissent au ragréage, sinon le quadrillage se redessine en lumière rasante.

Contreplaqué et membrane de désolidarisation

Le bois gonfle et rétrécit au fil des saisons. On visse le contreplaqué au chevron, puis on colle une membrane qui encaisse le mouvement à la place du revêtement.

Plancher chauffant

Hydronique ou électrique, les deux passent. Le circuit s'éteint 48 heures avant, on travaille sur un sol froid, puis il repart par paliers d'environ 5 °C par jour.

Ce qui n'est pas un support acceptable

  • Un plancher flottant. Il repose sur une sous-couche molle et bouge sous le pas. Le stratifié se dépose avant.
  • Du bois franc cloué à larges lattes. Chaque lame ouvre et referme son joint deux fois par année.
  • Un vinyle souple collé. Sa surface plastifiée ne donne aucune prise mécanique et son épaisseur s'écrase.
  • Une dalle qui suinte. Remontée capillaire, infiltration par la fondation, drain colmaté : la cause se règle d'abord.

La vérité qu'on dit avant de signer

Les joints de la dalle, on ne les fait pas disparaître

C'est la limite réelle du produit. Elle s'explique avant, pas après.

La surface se lit comme une nappe continue, mais elle n'annule pas les coupures que la structure porte déjà. Trois cas se présentent sous vos pieds.

  • Le joint périphérique. Il isole la dalle des murs, des poteaux et de la colonne de plomberie, et doit rester libre de bouger. On le referme au mastic souple, en général derrière la plinthe.
  • Le joint de fractionnement scié. Il a été coupé pour que la fissure de retrait arrive là et pas ailleurs. Le noyer sans le reporter revient à décider qu'il ressortira n'importe où, souvent en travers.
  • La jonction entre deux coulées. Deux dalles bétonnées à des dates différentes ne montent ni ne descendent ensemble. Le passage d'une pièce à l'autre garde sa ligne.

Sur une grande surface d'un tenant, on ajoute des joints de fractionnement au delà d'environ 40 m² ou de 8 m de longueur, placés avec vous dans l'axe d'un cadre de porte.

Une fissure encore vivante continuera de travailler sous 3 mm de produit. On la répare, on la ponte, ou on la transforme en joint apparent. Personne ne gagne à la couvrir en silence.

Avant et après

Une salle de bain, du ruban de protection à la surface continue

Déplacez la poignée, ou les flèches gauche et droite au clavier.

Avant l'application, ancien plancher de céramique rubané au pied d'une vanité foncée, joints de carrelage encore visibles
Après l'application, plancher de microbéton gris continu dans la même pièce, arrêté net au ras de la plinthe foncée

Salle de bain résidentielle, même pièce et même angle. La céramique est restée en place sous les 3 mm.

Bouche-pores et vernis

Le vernis fait la moitié du travail

L'enduit donne la teinte. La couche transparente donne la durée de vie.

Corridor de salle de bain avec plancher de microbéton foncé lustré reflétant la lumière de la fenêtre

Deux à trois couches, jamais moins

  • Le bouche-pores. Une résine très fluide qui ferme la microporosité de l'enduit. Sautée pour gagner une journée, elle laisse le plancher boire le café, le vin et l'huile de la première semaine.
  • Le vernis polyuréthane bicomposant. Deux couches croisées au rouleau dans une chambre, trois dans une entrée, une cuisine, une salle d'eau ou un commerce. Ponçage à l'abrasif fin entre chaque couche.
  • Le degré de brillance. En mat, la teinte reste minérale et les traces de pas passent inaperçues. En satiné, la lumière glisse et le nuagé ressort. Le lustré existe, on le déconseille au sol : il révèle chaque grain de poussière.
  • L'additif antidérapant. Mélangé à la dernière couche quand le plancher part d'une porte extérieure, borde une baignoire ou dessert un local ouvert au public.
  • La reprise du vernis. Il s'use là où on marche. Dans un corridor passant, une couche de rafraîchissement se pose des années plus tard sans toucher à l'enduit.

Salle de bain et salle d'eau

L'eau n'attaque pas par le dessus, elle attaque par le pourtour

La pièce la plus demandée, et celle qui exige le plus de préparation.

Un microbéton correctement verni encaisse l'eau qui tombe d'un corps mouillé, une chaudière renversée, une vadrouille détrempée. Le liquide reste en surface et s'essuie.

Le risque est ailleurs, sur trois points précis : la jonction avec la base de douche, le tour du drain, le pied de la toilette. Ces trois-là se ferment au mastic élastique, qui se refait comme un joint sanitaire. Si la surface monte dans la douche, la membrane d'étanchéité va sous l'enduit.

Salle de bain terminée, bain encastré sur un socle foncé et plancher de microbéton clair sans joint jusqu'à la douche

Le sol passe sous le socle du bain et repart vers la douche.

Mur de douche en enduit continu avec robinetterie dorée, aucun joint de carrelage visible

Dans la douche, c'est la membrane posée dessous qui étanche, pas l'enduit.

Fiche technique du plancher

Les valeurs de référence pour une application au sol.

Système de microbéton appliqué au sol, du support au vernis.
Poste Valeur de référence
Épaisseur du systèmeEnviron 3 mm, primaire, enduit et vernis compris.
Supports admissiblesDalle de béton sèche, céramique collée saine, contreplaqué vissé avec membrane de désolidarisation, chape de ragréage.
Humidité du supportMesurée avant la commande. Une remontée capillaire se traite en amont.
RenfortToile de fibre de verre noyée dans la passe de corps, en plein sur les supports en bois.
Passes d'enduitUne passe de corps, une passe de finition, ponçage entre les deux.
Joints de mouvementReportés en surface au mastic souple, jamais recouverts.
FractionnementAu delà d'environ 40 m² d'un tenant ou de 8 m de longueur.
FinitionBouche-pores, puis deux à trois couches de polyuréthane bicomposant, mat ou satiné.
AntidérapanceAdditif dans la dernière couche pour les entrées et les salles d'eau.
Remise en servicePieds nus après 24 h, mobilier après 72 h, tapis et lavage à l'eau après 7 jours.
Plancher chauffantCoupé 48 h avant, relancé par paliers d'environ 5 °C par jour après une semaine.
Entretien courantVadrouille humide et savon au pH neutre. Ni vinaigre, ni javellisant, ni poudre à récurer.

Teintes et rendu

Vingt-quatre teintes, et aucun plancher pareil au précédent

Au sol, la lumière arrive de côté. Rien ne se lit comme sur une plaque tenue debout.

Le nuancier compte vingt-quatre teintes, des sables très pâles jusqu'aux verts sombres. Le choix se fait sur place, à plat, dans la lumière réelle de la pièce. Deux teintes voisines peuvent se séparer nettement sur un plancher entier.

Le nuagé, lui, sort du geste. Chaque passe de truelle dépose une quantité de matière un peu différente, les passes se chevauchent, le dégradé devient irrégulier. On le veut discret ou marqué, jamais deux fois pareil.

Un échantillon indique une famille de teinte et un type de fini, pas un résultat exact. Un plancher de microbéton se monte à la main sur place : aucun échantillon ne sera reproduit à l'identique. On pose un essai chez vous avant de lancer la surface complète.

Grande pièce vide avec plancher de microbéton clair continu, sans joint d'une extrémité à l'autre

Une teinte claire agrandit la pièce.

Échantillons de plaques d'enduit et de microbéton, gris et beiges, aux textures différentes

Le nuagé, lui, se décide sur votre plancher.

Les murs, les escaliers et les manteaux de foyer relèvent de la page microbéton et enduits architecturaux, où figure le nuancier complet.

Cinq journées type

Combien de temps la pièce est hors service

L'échéancier d'une salle de bain d'environ 8 m².

  1. Vider, protéger, préparer

    Mobilier sorti, bâches, sondage, dépolissage, reprise des joints, primaire.

  2. Passe de corps

    Première couche à la truelle, toile de renfort noyée dedans si le support l'exige.

  3. Passe de finition

    Ponçage, puis la passe qui donne le nuagé. Elle se termine d'un mur à l'autre sans reprise.

  4. Bouche-pores

    Ponçage fin, aspirateur, résine de bouchage. La teinte fonce d'un cran : c'est définitif.

  5. Vernis et remise

    Deux à trois couches, mastic aux points sanitaires, consignes d'entretien écrites.

Une aire ouverte de 60 m² demande une journée de plus par étape : une passe de truelle ne se coupe pas en deux pour finir le lendemain. Des chantiers terminés sont visibles dans nos réalisations.

Ce que coûte un plancher au pied carré

Le produit compte peu. La préparation et le nombre de retours font le prix.

Ce qui fait grimper le montant

  • Une céramique dont plusieurs carreaux sonnent creux et doivent être recollés.
  • Un plancher de bois à rigidifier et à recouvrir d'une membrane avant de commencer.
  • Une petite pièce très découpée : chaque retour de mur, chaque pied de vanité ralentit la truelle.
  • Une troisième couche de vernis et un additif antidérapant.

Ce qui fait baisser le montant

  • Une dalle plane, sèche et déjà dégagée à notre arrivée.
  • Une grande surface d'un seul tenant : le rendement à la truelle double.
  • Un fini mat, le plus simple à appliquer et le plus indulgent à l'usage.
  • Plusieurs pièces au même mandat, montées dans la même semaine.

Ordre de grandeur observé sur le marché québécois pour un plancher fini, préparation, enduit et vernis compris : environ 22 à 40 $ le pi². Ce n'est pas une offre. Le montant réel dépend du support, de l'accès et du système retenu. On le confirme après la visite, et la soumission écrite est gratuite.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur un plancher

  • Environ 3 mm, l'épaisseur d'une pièce de dix cents posée à plat. Les portes ne frottent pas et aucun seuil n'est à rehausser.

  • Ceux qui bougent, oui. C'est pour ça qu'on les reporte au mastic souple à un endroit choisi avec vous, plutôt que de les laisser réapparaître au hasard.

  • Un vernis satiné mouillé glisse, comme toute surface fermée. Dans une salle d'eau ou une entrée, on charge la dernière couche d'un additif antidérapant.

  • Pieds nus après 24 heures, mobilier après 72 heures avec des patins sous les pattes, tapis et lavage à l'eau après 7 jours.

  • Non, et c'est assumé. La plaque donne la famille de teinte et le fini. Le nuagé sort de la truelle et ne se reproduit jamais.

  • Vadrouille humide et savon au pH neutre. Le vinaigre attaque la couche transparente, le javellisant la ternit, la poudre à récurer la raye.

La même famille

Les pages voisines du microbéton

Un plancher se décide rarement seul.

Envoyez-nous une photo de votre plancher actuel

Sa surface, ce qu'il y a dessus, l'usage de la pièce. On revient avec le système, l'échéancier et une soumission écrite gratuite, partout au Québec.