Dalle de béton
Le support le plus simple, à condition qu'il soit sec. On mesure l'humidité résiduelle avant de commander : une dalle coulée sans pare-vapeur renvoie de l'eau par le bas.
Sous-service du microbéton
Trois millimètres à la truelle par dessus la dalle, la céramique ou le contreplaqué. Le sol change du tout au tout sans qu'un sac de débris sorte de la maison.
La démolition gonfle la facture sans rien ajouter au résultat.
Tout se joue à la cote de niveau. Le système monté au sol pèse environ 3 mm, primaire et vernis compris, contre 15 à 20 mm pour une céramique reposée dans son mortier. C'est ce qui décide si les portes doivent être rabotées et si l'électroménager encastré rentre encore sous le comptoir.
Ce qu'il y a en dessous
Trois millimètres ne redressent rien et ne rigidifient rien. Ils recopient.
Le support le plus simple, à condition qu'il soit sec. On mesure l'humidité résiduelle avant de commander : une dalle coulée sans pare-vapeur renvoie de l'eau par le bas.
Chaque carreau se vérifie au maillet, ceux qui sonnent creux se recollent. La glaçure se dépolit et les joints se remplissent au ragréage, sinon le quadrillage se redessine en lumière rasante.
Le bois gonfle et rétrécit au fil des saisons. On visse le contreplaqué au chevron, puis on colle une membrane qui encaisse le mouvement à la place du revêtement.
Hydronique ou électrique, les deux passent. Le circuit s'éteint 48 heures avant, on travaille sur un sol froid, puis il repart par paliers d'environ 5 °C par jour.
La vérité qu'on dit avant de signer
C'est la limite réelle du produit. Elle s'explique avant, pas après.
La surface se lit comme une nappe continue, mais elle n'annule pas les coupures que la structure porte déjà. Trois cas se présentent sous vos pieds.
Sur une grande surface d'un tenant, on ajoute des joints de fractionnement au delà d'environ 40 m² ou de 8 m de longueur, placés avec vous dans l'axe d'un cadre de porte.
Une fissure encore vivante continuera de travailler sous 3 mm de produit. On la répare, on la ponte, ou on la transforme en joint apparent. Personne ne gagne à la couvrir en silence.
Avant et après
Déplacez la poignée, ou les flèches gauche et droite au clavier.
Salle de bain résidentielle, même pièce et même angle. La céramique est restée en place sous les 3 mm.
Bouche-pores et vernis
L'enduit donne la teinte. La couche transparente donne la durée de vie.
Salle de bain et salle d'eau
La pièce la plus demandée, et celle qui exige le plus de préparation.
Un microbéton correctement verni encaisse l'eau qui tombe d'un corps mouillé, une chaudière renversée, une vadrouille détrempée. Le liquide reste en surface et s'essuie.
Le risque est ailleurs, sur trois points précis : la jonction avec la base de douche, le tour du drain, le pied de la toilette. Ces trois-là se ferment au mastic élastique, qui se refait comme un joint sanitaire. Si la surface monte dans la douche, la membrane d'étanchéité va sous l'enduit.
Le sol passe sous le socle du bain et repart vers la douche.
Dans la douche, c'est la membrane posée dessous qui étanche, pas l'enduit.
Les valeurs de référence pour une application au sol.
| Poste | Valeur de référence |
|---|---|
| Épaisseur du système | Environ 3 mm, primaire, enduit et vernis compris. |
| Supports admissibles | Dalle de béton sèche, céramique collée saine, contreplaqué vissé avec membrane de désolidarisation, chape de ragréage. |
| Humidité du support | Mesurée avant la commande. Une remontée capillaire se traite en amont. |
| Renfort | Toile de fibre de verre noyée dans la passe de corps, en plein sur les supports en bois. |
| Passes d'enduit | Une passe de corps, une passe de finition, ponçage entre les deux. |
| Joints de mouvement | Reportés en surface au mastic souple, jamais recouverts. |
| Fractionnement | Au delà d'environ 40 m² d'un tenant ou de 8 m de longueur. |
| Finition | Bouche-pores, puis deux à trois couches de polyuréthane bicomposant, mat ou satiné. |
| Antidérapance | Additif dans la dernière couche pour les entrées et les salles d'eau. |
| Remise en service | Pieds nus après 24 h, mobilier après 72 h, tapis et lavage à l'eau après 7 jours. |
| Plancher chauffant | Coupé 48 h avant, relancé par paliers d'environ 5 °C par jour après une semaine. |
| Entretien courant | Vadrouille humide et savon au pH neutre. Ni vinaigre, ni javellisant, ni poudre à récurer. |
Teintes et rendu
Au sol, la lumière arrive de côté. Rien ne se lit comme sur une plaque tenue debout.
Le nuancier compte vingt-quatre teintes, des sables très pâles jusqu'aux verts sombres. Le choix se fait sur place, à plat, dans la lumière réelle de la pièce. Deux teintes voisines peuvent se séparer nettement sur un plancher entier.
Le nuagé, lui, sort du geste. Chaque passe de truelle dépose une quantité de matière un peu différente, les passes se chevauchent, le dégradé devient irrégulier. On le veut discret ou marqué, jamais deux fois pareil.
Un échantillon indique une famille de teinte et un type de fini, pas un résultat exact. Un plancher de microbéton se monte à la main sur place : aucun échantillon ne sera reproduit à l'identique. On pose un essai chez vous avant de lancer la surface complète.
Une teinte claire agrandit la pièce.
Le nuagé, lui, se décide sur votre plancher.
Les murs, les escaliers et les manteaux de foyer relèvent de la page microbéton et enduits architecturaux, où figure le nuancier complet.
Cinq journées type
L'échéancier d'une salle de bain d'environ 8 m².
Mobilier sorti, bâches, sondage, dépolissage, reprise des joints, primaire.
Première couche à la truelle, toile de renfort noyée dedans si le support l'exige.
Ponçage, puis la passe qui donne le nuagé. Elle se termine d'un mur à l'autre sans reprise.
Ponçage fin, aspirateur, résine de bouchage. La teinte fonce d'un cran : c'est définitif.
Deux à trois couches, mastic aux points sanitaires, consignes d'entretien écrites.
Une aire ouverte de 60 m² demande une journée de plus par étape : une passe de truelle ne se coupe pas en deux pour finir le lendemain. Des chantiers terminés sont visibles dans nos réalisations.
Le produit compte peu. La préparation et le nombre de retours font le prix.
Ordre de grandeur observé sur le marché québécois pour un plancher fini, préparation, enduit et vernis compris : environ 22 à 40 $ le pi². Ce n'est pas une offre. Le montant réel dépend du support, de l'accès et du système retenu. On le confirme après la visite, et la soumission écrite est gratuite.
Questions fréquentes
Environ 3 mm, l'épaisseur d'une pièce de dix cents posée à plat. Les portes ne frottent pas et aucun seuil n'est à rehausser.
Ceux qui bougent, oui. C'est pour ça qu'on les reporte au mastic souple à un endroit choisi avec vous, plutôt que de les laisser réapparaître au hasard.
Un vernis satiné mouillé glisse, comme toute surface fermée. Dans une salle d'eau ou une entrée, on charge la dernière couche d'un additif antidérapant.
Pieds nus après 24 heures, mobilier après 72 heures avec des patins sous les pattes, tapis et lavage à l'eau après 7 jours.
Non, et c'est assumé. La plaque donne la famille de teinte et le fini. Le nuagé sort de la truelle et ne se reproduit jamais.
Vadrouille humide et savon au pH neutre. Le vinaigre attaque la couche transparente, le javellisant la ternit, la poudre à récurer la raye.
La même famille
Un plancher se décide rarement seul.
Murs, cheminées et comptoirs, avec le nuancier complet.
Plus abordable sur les grandes surfaces murales.
Dalle creuse ou fissure ouverte : le support d'abord.
Quand le béton apparent convient et demande juste une protection.
Des chantiers terminés, photographiés avant et après.
Surface, revêtement actuel, usage de la pièce : ça suffit.
Sa surface, ce qu'il y a dessus, l'usage de la pièce. On revient avec le système, l'échéancier et une soumission écrite gratuite, partout au Québec.