Descendre sous la ligne de gel
Environ 1,5 mètre sous le niveau du sol fini dans la plus grande partie du Québec. Un ouvrage porteur qui s'arrête plus haut se soulève au premier gel et redescend de travers.
Marches, murets, seuils, socles et bordures
Les ouvrages sous deux mètres cubes que personne ne veut prendre : une marche à refaire, un muret à couler, un seuil à remonter, un socle de thermopompe. On les coffre à la main.
Ce qui change, ce n'est pas la difficulté. C'est la façon d'amener le béton et de le tenir en place.
Une marche d'escalier avale environ 0,08 mètre cube de béton. Un muret de 6 mètres de long, 300 millimètres de haut et 150 d'épaisseur en demande 0,27. Un socle de thermopompe de 900 sur 900 millimètres, 0,08. On additionne tout ça et on reste sous la barre des deux mètres cubes, celle qui décide de la méthode.
En bas de ce seuil, faire venir une toupie coûte plus cher que le béton lui-même : le fournisseur facture un volume minimum, souvent autour de trois mètres cubes, plus des frais de court volume et d'attente. On gâche donc sur place, à la bétonnière portative ou en sacs de 30 kilos. Il faut environ 75 sacs pour un mètre cube, ce qui donne une idée de l'effort réel derrière un muret qui a l'air de rien.
La famille au complet
Huit ouvrages qui reviennent chaque saison, du perron de bungalow à l'entrée de commerce.
La question qui revient le plus
Un coin cassé ne condamne pas l'escalier. Une armature rongée, oui.
On commence par sonder au marteau. Un son plein veut dire que le béton tient sous la surface, un son creux annonce un décollement qu'il faudra purger jusqu'au sain. On regarde ensuite si les barres d'armature affleurent et si elles rouillent : la rouille prend du volume, elle continue de faire éclater le béton même après une belle réparation cosmétique.
Quand la réparation est possible, on scie l'arête droite sur au moins 10 millimètres de profondeur au lieu de raccorder en biseau. Un mortier de réparation ne tient pas sur une lèvre mince : il s'écaille au premier hiver. On sature ensuite le béton d'eau, on applique un pont d'adhérence, puis un mortier à prise rapide qu'on peut monter en une seule passe jusqu'à 40 millimètres. Au delà, on ancre des goujons 10M scellés à l'époxy avant de reconstruire.
| Critère | Réparation au mortier | Refonte de la marche |
|---|---|---|
| État du cœur | Béton plein au marteau, armature saine. | Son creux généralisé, barres rongées, marche qui bouge. |
| Ampleur du dégât | Arête, coin, nez de marche, éclat local. | Contremarche fendue de part en part, affaissement. |
| Ce qu'on fait | Purge, sciage droit, pont d'adhérence, mortier. | Démolition, nouveau coffrage, armature et coulée. |
| Durée du chantier | Une demi-journée à une journée. | Deux à quatre jours, cure en sus. |
| Résultat visuel | Teinte légèrement différente, à unifier par un recouvrement. | Ouvrage neuf et homogène. |
Un mortier de réparation posé sur une armature rouillée gagne deux hivers, pas dix ans. Quand on voit la barre, on le dit et on chiffre les deux scénarios.
Ce qui se passe sous le niveau du sol
La moitié du travail d'un petit ouvrage se joue là où on ne verra jamais rien.
Environ 1,5 mètre sous le niveau du sol fini dans la plus grande partie du Québec. Un ouvrage porteur qui s'arrête plus haut se soulève au premier gel et redescend de travers.
Un socle de thermopompe ou une dalle de patio n'a pas besoin de semelle : on l'assoit sur 150 millimètres de pierre nette compactée et on accepte qu'il bouge un peu, sans rien entraîner.
Pour attacher du neuf à du vieux : perçage au diamètre de la barre plus 3 millimètres, trou soufflé et brossé, résine, barre 10M ou 15M enfoncée sur 100 à 125 millimètres.
Contre une fondation, on pose souvent un joint d'isolation plutôt qu'un ancrage rigide. Le nouvel ouvrage suit ses propres mouvements sans tirer sur le mur.
Les valeurs qu'on inscrit dans la soumission, avant de monter le premier panneau.
| Poste | Ce qu'on met en œuvre |
|---|---|
| Volume typique | De 0,05 à 2 mètres cubes par ouvrage. |
| Approvisionnement | Bétonnière portative sur place, ou sacs de 30 kg pour les très petits volumes. |
| Résistance du béton | 30 à 32 MPa à 28 jours pour l'extérieur exposé au sel. |
| Air entraîné | 5 à 8 %, la seule vraie protection contre le gel et le dégel. |
| Coffrage | Contreplaqué de 19 millimètres, entretoises, huile de décoffrage. |
| Armature | Barres 10M pour les murets et les marches, treillis 152 sur 152 pour les dalles. |
| Ancrage à l'existant | Goujons 10M ou 15M scellés à l'époxy, 100 à 125 millimètres d'encastrement. |
| Décoffrage | 24 à 48 heures pour les joues verticales. |
| Cure | Humidification ou membrane pendant 7 jours, résistance nominale à 28 jours. |
| Fenêtre de coulée | Du dégel jusqu'à l'automne, protection chauffante si la nuit descend sous 5 °C. |
| Premier hiver | Aucun sel de déglaçage. Sable ou gravier fin pour l'adhérence. |
Déplacez la poignée : à gauche le béton brut sorti du coffrage, à droite l'arête reprise et la surface unifiée.
Muret de terrasse. Reprise des arêtes, surfaçage et finition unifiée sur le béton coulé.
La dernière heure de la coulée
Le fini se décide avant la coulée, parce qu'il ne se rattrape plus une fois le béton pris.
C'est là que ce service en croise d'autres. La moitié de nos petits ouvrages sont en réalité une étape préparatoire : on remonte un nez de marche avant de recouvrir tout l'escalier, on coule un seuil neuf avant de reprendre le palier, on redresse une bordure avant d'appliquer une couleur. Le client voit le résultat final, mais sans cette étape de béton, le recouvrement copierait chaque défaut du support.
Quand l'ouvrage reste nu, on propose un scellant au printemps qui suit la première saison. Coulé en juin, un béton est scellable en mai suivant : il a fini de mûrir et il n'a pas encore commencé à s'écailler.
Le béton est la partie la moins chère. C'est le coffrage, l'excavation et le déplacement qui pèsent.
| Ouvrage | Ordre de grandeur observé |
|---|---|
| Réparation d'un nez de marche ou d'une arête | environ 150 à 400 $ par reprise |
| Seuil de porte coulé | environ 400 à 900 $ |
| Socle de thermopompe ou d'équipement | environ 350 à 800 $ |
| Muret coulé, au mètre linéaire | environ 200 à 500 $ le mètre |
| Volée de marches refaite au complet | projet, chiffré après relevé des cotes et de la semelle |
Ces montants sont des ordres de grandeur observés sur le marché québécois, pas une offre. Le prix réel dépend de l'accès au chantier, de la profondeur d'excavation, du volume de démolition, du coffrage à monter et de la distance de transport. On le confirme après la visite, et la soumission est gratuite.
Du relevé au décoffrage
Cinq étapes courtes, mais dont deux se passent sans nous, pendant que le béton fait son travail.
On mesure les contremarches existantes, la hauteur du seuil, l'aplomb du mur voisin. Une marche neuve doit tomber pile dans le rythme des autres.
Creusage jusqu'au niveau de semelle ou jusqu'au bon sol, puis pierre nette compactée par couches. Le trou dicte souvent le prix plus que l'ouvrage lui-même.
Panneaux montés, alignés, entretoisés et huilés. Barres attachées et calées pour qu'elles restent au centre du béton et non collées au fond.
Gâchage sur place, mise en place par couches, vibration ou piquage le long du coffrage, arasement, puis le fini choisi pendant la fenêtre de prise.
On revient enlever les panneaux, casser les bavures et remblayer. Si un recouvrement est prévu, on repasse après la cure.
Questions fréquentes
Autour de 2 mètres cubes. Sous ce seuil, on coffre à la main et on gâche sur place. Au dessus, la toupie devient rentable et le chantier change de logique.
Rarement. Tant que l'armature n'est pas rongée et que le reste de la marche sonne plein, une purge et un mortier de réparation suffisent. On coupe l'arête droite, on ancre au besoin.
La référence courante au Québec est d'environ 1,5 mètre sous le niveau du sol fini, sous la ligne de gel. La profondeur exacte dépend de la région et du sol relevé sur place.
On décoffre les joues après 24 à 48 heures. La circulation à pied reprend vers le troisième jour, les charges lourdes après une semaine. La résistance nominale se mesure à 28 jours.
Oui, avec des précautions : accélérateur, couverture chauffante ou toile isolante tant que la nuit descend sous 5 °C. En gel franc et soutenu, on reporte au printemps plutôt que de risquer un béton gelé jeune.
Oui, c'est même une commande fréquente. Le béton neuf doit avoir fini sa cure, environ 28 jours, et on le finit alors à la truelle plutôt qu'au balai pour recevoir le recouvrement.
Jamais le premier hiver, même sur un béton à air entraîné. Sable ou gravier fin pour l'adhérence, et un scellant au printemps suivant si la surface reste nue.
Où ce service se situe
Ce sous-service est rattaché à notre page de resurfaçage et réparation de béton. On coule ici ce qui manque, on répare là ce qui existe.
La page parente. Dalles écaillées, fissures injectées, chapes minces sur une surface qui tient encore.
La suite logique d'un ouvrage neuf laissé nu, à partir du printemps qui suit la coulée.
Le fini texturé qui unifie une marche reprise et le reste de l'escalier, une fois la cure terminée.
Voir nos réalisations en photos, ou décrire votre ouvrage en deux minutes. On travaille depuis Trois-Rivières et on se déplace partout au Québec.
Envoyez-nous une photo et une mesure au ruban. On vous dit tout de suite si c'est une reprise au mortier ou une coulée, puis on chiffre par écrit, gratuitement.